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 This is going to be fun.

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Gunji
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MessageSujet: This is going to be fun.   Mar 5 Aoû - 18:18



Gunji グンジ






Personnage
♦ Age : 21 ans
♦ Nationalité : Murica bietch
♦ Occupation : Rôder dans les rues
♦ Domicile : Apart miteux
♦ Groupe : Joker
Derrière l'écran
♦ Surnom : Sicarius
♦ Age : 20
♦ Localisation : Qc, chère
♦ Comment t'es arrivé ici ? En créant l'fow lel
♦ Autre : J'te croque ♥


"Good-looking ?"


« Ce gars, je ne saurais dire s'il m'inspire une quelconque forme d’adoration ou une sorte de peur et de respect. Il est menaçant par sa façon d'être. Il dégage une sorte d’énergie qui nous incite à se méfier de lui au premier abord. Il parle haut et fort, et sa voix tend à changer de ton spontanément, c’est assez étrange et parfois troublant. Sa carrure est loin d'être celle d'un footballeur, mais il a bien d'autres atouts. Il a l'avantage d'être grand. Très grand, comme un joueur de basketball typique. Son agilité n'a d'égale que sa rapidité, c’est surprenant de le voir à l’œuvre. J’ai un peu honte de l’avouer mais, je me prends à l’admirer pendant nos entraînement de basket, surtout lorsque c’est lui qui a le ballon... Il est toujours en feu et nous écrase à chaque fois. C’est quelqu'un d'assez athlétique. Il est comme surentrainé. C'est une machine, ce mec. Il aime mettre en avant plan ses avantages et montrer ce dont il est capable. Son style n'est pas ordinaire non plus. Il se promène habituellement avec la même veste couleur rouge délavé laissée volontairement ouverte, dévoilant ses abdos d'acier… Il ne doit pas être bien frileux. Avec ça, il porte toujours les mêmes pantalons noirs simples au tissu souple, dotés de quelques pochettes à l’air pratique. De nombreuses chaînes et des dogtags en métal viennent agrémenter le tout, accrochées aléatoirement à sa ceinture et pendant légèrement dans le vide. Lorsque l’on perçoit le son spécifique du tintement métallique, on sait que c’est lui qui approche. Comme touche finale à son look extravagant, il porte des bottes à cap noires à moitié délacées, dans lesquelles il rentre négligemment le bas de ses pantalons.

Je crois qu’une partie de son mordant est du à son regard. Ses yeux sont d'un bleu glacial qui vous frappe l'âme et ils sont toujours habités d'un éclat indescriptible... comme un mélange de provocation, d’amusement et d'excitation malsaine... mais ça, c'est quand tu réussis à les voir, ses yeux. Il prend soin de les dissimuler sous ses cheveux blonds éméchés et en bataille, en plus de la capuche qu'il remonte souvent sur sa tête. Il a un plutôt beau visage, avec des traits découpés et bien dessinés. Et son sourire... toujours élargit jusqu'au oreilles. C'est un sourire corrompu, dépravé, perverti... il l'offre souvent avec un petit rire vicelard bien propre à lui. Et souvent même il sort la langue de façon un peu provocante. J'ai aussi pu apercevoir les nombreux piercings qu'il arborait aux oreilles. Il en a six sur chaque oreille. Oui, je les ai comptés...

Il a également toute une gamme de tatouages sur le corps. Dans le cou, sur le haut du torse, sur les deux épaules, dans le dos, sur les bras... je ne sais pas s'il en a ailleurs, mais pour ceux-là, je les ai découverts lorsqu'il a enlevé son haut, après un entraînement de basket particulièrement exigeant... bref. J'aime bien ses tatouages, qui sont d'un genre tribal. La plupart, sur son torse, sur son cou et dans son dos, sont noirs. Ceux sur ses avant-bras et ses chevilles ressemblent à des flammes et sont colorés en alternance. Une flamme rouge pour une bleue-verte.

Je me souviens l’avoir entrevu une fois… quand je sortais du gymnase un soir, il était particulièrement tard et en débarquant dans la ruelle derrière le bâtiment, je l’ai vu. J'étais plutôt étonné car cela faisait plusieurs mois qu'il avait disparu sans donner de nouvelles (c'est pas que j'en attendais de lui, mais bon). Ce n’était qu’une ombre, mais il semblait avoir de longues griffes accrochées au dos de chaque main. Je ne me suis pas attardé plus longtemps et j’ai rapidement fait volte-face pour continuer mon chemin. Juste à y repenser, j’ai des frissons dans le dos… Je me demande bien ce qu’il comptait faire avec ça… »





"Bearable ?"


« Son côté compétitif est le plus apparent et l'emporte sur tous les autres traits dont il est doté. La compétition et la victoire prennent une grande place dans ses valeurs. Il aime montrer aux autres qui est le meilleur, et se battra jusqu'au bout pour ressortir gagnant. Il a plutôt le sang chaud et s'enflamme pour un rien. Il est malicieux et s'il le veut, c'est possible pour lui de cacher parfaitement ses sentiments et ce qu'il pense. Il aime voir plusieurs choses comme un jeu. Mais ce qu'il aime le plus, c'est jouer avec les autres... les tourmenter avec des phrases agaces et se délecter de leurs réactions.

En général, il ne se gênera pas pour clamer haut et fort son opinion. Il apprécie se faire comprendre, et déteste qu'on l'agace à propos de choses et d'autres. Personne ne peut lui faire changer d'avis. Il suivra toujours ses idées, aux poubelles celles des autres. Si quelque chose lui déplait, il en fera part sur le champ... d'une façon plus ou moins courtoise. Gunji se fiche éperdument de blesser les autres. Il est franc, n'hésite jamais à partager son point de vue négatif. En bref, il aime bien chialer, se plaindre, cerner les points faibles et faire chier le monde. Il ne fait aucun effort pour témoigner une once de respect envers les gens. Mais le pire, c'est qu'il est vraiment imprévisible. Personne ne peux deviner ce qu'il va faire ou ce qu'il pense derrière cette muraille de cheveux. J’imagine que s’il rencontrait quelqu’un comme lui, quelqu’un qui lui ressemble, il agirait d’une manière différente. Peu de gens sont comme lui, c’est quelqu’un à part. Il doit se sentir un peu seul et incompris…

Il faut aussi dire que c'est pas le mec le plus intelligent de la planète. Certes, il excelle en ce qui concerne exploiter son côté physique, mais psychique, c'est une autre histoire... Parfois il confond deux mots différents ensemble (par exemple, chat et chien), pose des questions ou fait des remarques un peu bêtes, ce qui met de l'avant son côté simplet et légèrement abruti. Pour ma part, je trouve ça assez mignon... Il y a aussi ce qu'on pourrait appeler sa "passion" pour les chats. Je n'sais pas trop pourquoi également, il les appelle "pochi". Plutôt cute. Et son amour inconditionnel pour les hotdogs. N'en parlons pas... Il ne mange presque que de ça. Même que je me questionne fortement sur la façon dont il s'en tire pour garder la forme ainsi. Ça ne peut pas être dû qu'au basket...

J'ai également relevé un comportement chez lui récemment qui est, selon moi, assez cocasse. Il lui arrive souvent de lâcher des commentaires assez pervers aux filles comme aux garçons. Pas d’une façon grossière et choquante, mais plus du genre blagues idiotes. J'ai ensuite réalisé qu'il avait toujours été comme ça. Je ne sais pas, c'est sa personnalité. Il m'a déjà dit un truc comique, je m'en souviens... Ça ressemblait à peu près à ça : «Tu veux que j’te raconte l’histoire du petit zizi qui vomit après avoir fait trop de balançoire ?» … De l’extérieur je devais avoir l’air traumatisé mais à l’intérieur, j’avais une furieuse envie d’éclater de rire. J'adore cet humour idiot. Ce n’est pas pour me déplaire… C’est même un de ses traits caractéristique que je préfère. Mais bon, je n’ai jamais été capable de lui répondre car il s’est éloigné en riant comme un détraqué –une autre de ses habitudes qui en laisse plusieurs choqués- sans attendre de réplique de ma part. »





"Your past"


Raaah la galère. J’me suis encore fait prendre. Saleté de flics. Impossible à berner. Bah… pas tout à fait. Je retire mes paroles. On verra bien si je réussi à les déjouer cette fois. J’ai déjà triomphé d’eux à plusieurs reprises… de toute façon cette fois j'étais pas en pleine possession de mes moyens...

Là j’suis dans une cellule assez austère, ça pue et il fait un peu froid. J’suis menotté, seul dans la pièce et assis sur une chaise qui grince assez désagréablement. Je me balance dessus en attendant mon sort et je repense aux derniers évènements qui m’ont amené ici et à mon cheminement dans cette voie peu recommandable.

Mon premier délit remonte à… bah j’avais 14 ans. C’était pas vraiment grave. J’étais seulement entré chez quelqu’un par effraction. Je n’me rappelle plus très bien pour quelle raison, mais qu’importe. Je me souviens seulement que le mec qui habitait là je le détestait… Et j’étais venu lui rendre une petite visite de courtoisie pour lui exploser sa précieuse Xbox. Mais passons.

Ensuite, je me suis mis à voler des trucs dans les magasins. Je l’ai fait au moins des centaines de fois. On m’a surpris une seule fois mais c’était pas majeur, heureusement. J’avais seulement piqué un sac de chips. Quoi ? J’avais faim ! Bon, la peine a pas été trop dure mais je peux vous dire que les fois suivantes, on m’a plus jamais choppé.

Je savais que j’étais pas un ado modèle. Quoique, je faisais pas vraiment d’efforts pour l’être. Mais pardonnez-moi, avec les parents que j’ai eu aussi ! Mon père a toujours été ainsi : Un vieux cochon sale drogué alcoolique et qui ramenait toujours des catins à la maison. D’ailleurs vous voulez pas savoir comment j’suis né ? Mon père m’a trouvé dans un panier au pied de la porte avec une note : «Carl, c’est ton enfant. La prochaine fois met un condom.»





Il l’a jamais fait.
Enfin. Mon enfance se résumerait à ça :

1 an
Je pleure. Mon père augmente le volume de la télé.

5 ans
- Papa ?
- Dégage tu vois pas que j'baise là.

8 ans
- Papa j’ai soif…
- Y’a d’la bière dans l’frigo.

12 ans
- Papa c’est quoi ça ?
- TOUCHE PAS À MA CAME !

16 ans
- Hey tit-cul, va m’acheter des cigarettes.
- Avec quel argent…
- Je l’sais tu moé démerde-toé !

Pour mon père j’étais qu’un gosse inutile, une bouche de plus à nourrir, un poids sur ses épaules, des emmerdes quoi. Il n’avait aucune considération pour moi et me laissait me débrouiller tout seul pour tout. Pour lui je n’étais pas son fils, j’étais un inconnu, un gosse qu’on lui avait imposé. Un fils de pute. D’ailleurs, il ne m’a jamais donné de nom. M’ayant toujours appelé « sale gosse » ou « le môme », c’était devenu habituel et je m’en fichais un peu. C’est la voisine japonaise d’à côté qui m’a baptisé « Gunji ». Pourquoi ? J’vous explique…

J’avais environ 7 ou 8 ans à ce moment-là. Mon père avait pété une millième coche et m’avait jeté en dehors de l’appartement miteux dans lequel on survivait à peine en me disant de dégager au plus vite, qu’il voulait plus voir ma face de sale gosse merdique. J’étais pas impressionné, ayant été habitué à son comportement de salop dès mon plus jeune âge. Alors je me suis assis dans le couloir et j’ai attendu. C’est là que la voisine est entrée dans le building et m’a vu par terre. Elle m’a demandé ce que j’faisais, et comment je m’appelais. Je lui ai dit que j’attendais que mon père se calme, et je suis resté silencieux suite à sa deuxième question. Elle a insisté et j’ai fini par lui dire que je n’avais pas de nom.  Après ça, elle m’a invité chez elle et, n’ayant rien de mieux à faire, je l’ai suivie. Elle était gentille, elle m’a offert des biscuits. Elle a commencé à me parler, rêveuse, de sa vie au Japon, qu’elle s’ennuyait de sa famille et blablabla… Et puis soudain, elle a pris un ton plus sérieux, m’a regardé doit dans les yeux et m’a dit : « Est-ce que tu veux avoir un nom ? » Alors j’ai tout bonnement hoché la tête. Elle m’a souri et m’a proposé « Gunji ». J’ai haussé les épaules, indifférent. Elle m’a expliqué que c’était le nom de son père, un grand homme respecté et tout et tout… Donc j’ai simplement accepté, et d’un coup je me sentais moins vide, plus vivant. Je ne cessais de répéter dans ma tête, Gunji, Gunji, Gunji. Et quand mon père me hélait avec ses appellations ingrates, je lui criais au visage que mon nom c’était Gunji, et qu’il devait m’appeler comme tel. Mais bon, il l’a jamais fait. Un jour j’ai cessé de m’en préoccuper, n’ayant besoin que de moi-même pour rester ancré à la vie.

La voisine est partie quelques semaines suite à ça, et je ne l’ai plus jamais revue. Je lui suis quand même reconnaissant de m’avoir permis de gagner un peu de confiance, car c’est ce qui m’a poussé à avancer, à faire un premier pas…

Lorsque j’ai eu 16 ans, je me suis inscrit à l’école aux adultes. Je n’ai jamais vraiment eu de bonnes notes en cours, et j’en ai toujours arraché en masse. Le seul domaine dans lequel j’excellais –et dans lequel j’excelle toujours-, c’était l’éducation physique. J’aimais particulièrement le basket, et je faisais justement partie d’une équipe. J’étais dans les meilleurs, et je n’ai jamais hésité à m’en vanter.

Un peu plus tard, vers mes 17 ans, j’ai fouiné dans les affaires de mon père pendant qu’il était raide mort sur le tapis, complètement soul. J’ai trouvé de la drogue… évidemment je l’ai pas remise à sa place. Non, je ne suis pas tombé dans l’enfer de la drogue… Non je ne suis pas non plus mort d’une overdose… Non je ne suis pas devenu un danger public à cause des mauvaises influences autour de moi… Attends minute, oui je le suis devenu. Mais c’pas très grave tant que moi je suis confortable avec ça ! Heh. Osef des autres.

Dans ces temps-là aussi je me suis mis à piquer de la marchandise de magasin et dérober subtilement les portefeuilles des touristes. J’étais agile, un vrai pro. Pickpocket professionnel. Le monde était mon porte-monnaie… Merveilleux, n’est-ce pas ?

Alors… je vous raconte comment je m'suis retrouvé ici, dans la cellule.
C’était en pleine nuit et j’avais -légèrement- abusé de l’alcool sans aucune raison particulière. J’étais complètement bourré, au max là. Bref, je gambadais joyeusement dans un trou perdu de la ville et il y avait plusieurs bâtiments abandonnés à cet endroit-là. J’trimballe toujours un paquet d’allumettes sur moi. T’sais, on sait jamais, au cas où… l’occasion de brûler un truc se présenterait ! Hehe. Donc là, une de ces idées de génie se forme dans mon cerveau embrumé par l’alcool. J’ai tout simplement craqué une allumette avant de la jeter par la fenêtre d’une veille maison rongée par les mites… J’vous dis pas comment c’était sensas voir les flammes s’emparer des lieux comme ça !

Je me suis reculé de quelques mètres et je me suis assis par terre pour regarder, obnubilé par le spectacle. J’sais pas combien de temps j’suis resté avachi là, mais un bœuf en patrouille m’a ramassé et m’a demandé si j’allais bien. Évidemment il a bien vu que j’avais consommé et m’a emmené au poste de police. J’étais trop flasque et amorphe pour même essayer de me débattre.  Ils m’ont fouillé et ont trouvé de la drogue sur moi. Ils m’ont mis en cellule le temps que je reprenne mes esprits et voilà. On est aujourd’hui… le lendemain d’hier en fait. Euh, ‘savez la veille c’était l’incendie. C’est ça…

On ouvre la porte de ma cellule et deux personnes, des gros gars louches, entrent. Ils s’assoient en face de moi sur deux chaises similaires à la mienne qu’ils viennent d’apporter. Ils m'interrogent, je vois clairement qu'ils sont blasés et qu'ils ont autant hâte d'en finir que moi. Donc pour résumer j’ai tout raconté ce qui s’est passé hier. Pas parce que j’ai la trouille de mentir aux flics ! Mais parce que je sais que je perdrais du temps à mentir. Mieux vaut tout dire et foutre le camp rapidement…

Après on me traine sans ménagement à une autre cellule et on m’y enferme. Je suis en prison, ça y est. Je ne sais pas encore pour combien de temps. Je soupire et je vais m’allonger sur le lit de camp. Au moins ici ça pue pas. J’observe les lieux. C’est pratiquement vide… Y’a des étagères poussiéreuses et une toilette… vide. Fiou. Elle est crasseuse par contre… J’suis pas un maniaque de l’hygiène mais j’apprécie que mon environnement soit propre. Je supporte ma saleté mais de là à tolérer celle des autres qui sont passés avant moi...

Je divague et me perds dans mes pensées. J'attends que le temps file et je m'endors au bout de quelques heures.

__________

Après être passé en cour, j'ai écopé de six mois de prison. Trafic de stup. et incendie criminel.

Deux semaines sont passées et je commence à m'habituer à ce train de vie ennuyeux. Mon père n'est même pas venu me voir. C’est pas comme si je m’attendais à ce qu’il porte un quelconque intérêt envers moi, mais bon. J'ai fait connaissance avec quelques autres détenus, beaucoup plus vieux que moi. Les seuls moments où l'on peut se parler entre nous sont à l'heure du dîner et pendant les sorties dans la cour. Peu avant mon arrivée, quelque chose commençait à se tramer parmi les taulards.

Dans la cour, je tente de fraterniser avec quelques molosses quand soudain on entend des cris un peu plus loin. Une dispute semble avoir éclatée et deux gars sont en train de se taper allègrement sur la gueule. Les paris sont lancés. Mais la bagarre devient tellement violente que ça fini en échauffourée générale. Screw inclus. Mon cerveau fonctionne à toute vitesse. C'est l'occasion ou jamais... Avec ma formidable agilité –waaaw-, je me fraie un chemin jusqu'au fond de la cour et j'atteins la clôture. Je profite d'un gars qui vient s'écraser contre la grille, je grimpe sur ses épaules avant qu’il ait le temps d’empoigner mes chevilles et de me fracasser contre le sol en béton et j'enjambe la clôture. J’atterris de l'autre côté, mes genoux encaissent le choc. Je peux pas y croire, c'était trop facile. Mais bon, je ne m'en plaindrai pas.

Je cours comme un fou sans arrêt, pendant de longues et interminables minutes. Je tourne dans une rue sombre et déserte.  Je me précipite à l'abri des regards, derrière une benne à ordures, et je fais le point. C’est presque un miracle que je m’en sois tiré sans obstacle, sans que personne ne porte vraiment attention à moi. Bon, premièrement je dois me débarrasser de cet habit crasse de détenu. Je regarde par-dessus la benne et j'observe les rares passants dans la rue. Je dois piquer des fringues de civil. Je vois un homme traverser lentement la rue et passer à ma hauteur. Je l'interpelle.

- Hey, m'sieur...

Il se tourne dans ma direction et me regarde.

- Oui ?

- J’aurais besoin de votre aide…

Il n'a pas l'air rassuré, mais croyant que je ne représente aucune réelle menace et que je semble beaucoup plus jeune que lui, il s'approche de moi. Je suis toujours derrière la benne et il ne peut pas apercevoir mon accoutrement. Je juge qu'il est assez proche, je l'empoigne par le collet et lui heurte violemment la tête contre le mur en brique à plusieurs reprises. Il n’a le temps que de pousser un grognement de douleur avant que je le laisse s’écrouler pitoyablement sur le sol, maintenant inconscient. Je le dépouille de ses vêtements vite fait et lui met les miens tant bien que mal, après avoir enfilé les siens. Un t-shirt simple avec des jeans. Un peu grand pour moi, mais ce n’est pas le temps de faire mon capricieux. Je balaie du regard le sol autour de moi, à la recherche d’un objet coupant. Apercevant un éclat du coin de l’œil, je m’approche et me penche. C’est une lame de rasoir rouillée. Ça fera l’affaire. Je retourne à l'homme inconscient et d’un geste sec lui tranche les poignets. Dommage, il avait l’air plutôt séduisant. En espérant qu'il va mourir au bout de son sang...  Avec un sourire, je passe ma main sur son visage pour fermer ses paupières.

- Bonne nuit.

Je me redresse et lance la lame dans la benne à ordures. Les mains dans les poches, je pars mine de rien de ce lieu. Je sais que cela n'empêchera pas les autorités de m'identifier en tant que fugitif ET meurtrier, mais au moins ça me permettra de gagner un peu de temps...

__________

Ils ne m'ont jamais rattrapé. Enfin si, deux fois... Mais j'ai gagné, inévitablement. Je me suis confectionné des armes très efficaces pour me débarrasser des sangsues, quoi qu’assez voyantes…  Ce sont des griffes, trois à chaque main. Elles sont rattachées sur une base en métal qui tient en place avec un manche en métal qui fait le tour de ma paume. Je me suis bandé les jointures avec soin afin d’éviter de me blesser inutilement. Avec ça, je peux déchirer la chair à loisir, sans craindre un bris quelconque ou une perte d’emprise sur mes armes. Très pratique…

J’ai aussi piqué des narcotiques à un stud intoxiqué sur le bord du chemin. Et puis en même temps, étant donné que j’étais rendu pas très loin de chez moi, j’en ai profité pour aller chercher quelques affaires. J’ai retrouvé ma bonne vieille veste rouge, mes bottes, mes pantalons noirs et mes nombreuses ceintures que j’affectionne tout plein. Mon père était dans son état habituel, complètement saoul. Je crois qu’il n’a même pas réalisé que j’étais là, à moins qu’il croyait que je faisais partie de ses hallucinations. J’ai ramassé une bière fraîche dans le frigo et je suis parti. En claquant la porte, j’ai lancé une toute dernière invective à l’intention de mon père, puis je me suis volatilisé.

__________

Par contre, je n’aurais jamais cru disparaître pour vrai.

Étendu sur le sol herbeux, les bras croisés derrière la tête, je fixe un point invisible dans le ciel. Le soleil est en train de se coucher, et pour la millième fois depuis mon arrivée ici, je me demande si réellement je n’ai pas succombé à quelque substance illicite et qu’en fait je suis en train de rêver. Mais tout est bien réel. Quand je trace une ligne sur ma chair avec ma lame, la douleur est vivante, elle n’est pas sourde. Elle est bien là, authentique, tangible. La couleur du sang est parfaite, et le liquide ne se déverse pas en flots incontrôlables, comme cela survient fréquemment dans mes délires. Je ne suis pas en train de rêver.

Mon regard se perdant toujours dans le ciel rose-orangé, un petit sourire en coin naît sur mes lèvres. C’est bien mieux que le futur qui m’attendait. Je n’aurais pas pu souhaiter davantage.
Mon sourire s’élargit puis un rire étouffé m’échappe, pour ensuite s’amplifier graduellement. Mes yeux pétillent, imaginant déjà toutes les possibilités qui s’offrent à moi. Exalté, je finis par me rouler dans l’herbe en riant à gorge déployée.

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MessageSujet: Re: This is going to be fun.   Mar 19 Aoû - 2:05

C'est tout un roman, cette prezz, description, action, émotion et suspense, tout pour me tenir en haleine, même après la 5ème lecture :p Je viens de la relire pis je m'en lasserais jamais je pense, puis ta mise en pageee est juste MA-GNI-FI-QUE, c'est juste fou comme ça nous met encore plus dans l'ambiance *U*
Bref, cpas pour rien que je te vénère!! ^3^ 

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MessageSujet: Re: This is going to be fun.   Mar 19 Aoû - 2:13

Stop avec les compliments omg  x¬x mais merci  ^-^ 

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MessageSujet: Re: This is going to be fun.   

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This is going to be fun.

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